Le réveil sonne de son bip-bip strident. Je balance un coup de poing sur la table de nuit, la sonnerie s'arrête, J'ai bien visé. Coup de chance. Je me rendors immédiatement. 5 minutes plus tard nouvelle sonnerie. Mais qu'est ce qu'il me veut ce réveil de merde pour sonner toutes les 30 secondes ? J'entrouvre les yeux, les frotte et me redresse dans mon lit. J'observe ma chambre plus ou moins bien rangée selon les endroits : feuilles, photos, vêtement, sac de cours, ... Sac de cours ? Réponse à ma question « pourquoi le réveil sonne-t-il tout le temps » : rentrée scolaire. Je sors de mon lit à la vitesse du T.G.V et cours dans le couloir vers la chambre de mon frère. Saute sur le lit en criant :
Rosalie : - Debout, il est l'heure !
Edward : - L'heure de quoi ?
Il grommelle du fond de son lit. Je tire la couette, il se recroqueville, dérangé par le froid.
Edward : - Merci, j'ai connu des réveils plus agréables avec toi dans ma vie...
Rosalie : - Mais vite ! Sinon, on va être en retard pour la rentrée, j'ai pas envie de me faire encore plus remarquer à cause de ça, le fait qu'on soit nouveau suffit emple...
Il me coupe :
Edward : - Quoi, c'est aujourd'hui la rentrée ? Merdre, de merde, de merde !
Il sort de sa chambre au pas de course et file déjeuner. Je pars m'habiller à la salle de bains puis rejoins Edward à la cuisine. Il mange tranquillement ses céréales. Je le fixe :
Rosalie : - Mais comment tu fais, tu es déjà habillé !
Edward : - C'est un secret...
Rosalie : - Un secret ?! Te fous pas de moi, j'ai plus l'âge pour ça.
Edward : - Je te rappelle qu'on à deux salles de bains, une pour toi, une pour moi.
Rosalie : - Ha, oui...
J'avais oublié ce détail, je ne suis plus dans notre appartement de Paris mais dans une ville, avec un « vraie maison ». Bien que, trois fois trop grande pour nous deux. Je me tourne vers la pendule, 8 heures moins le quart. Il est temps de partir. Je lui fais signe. Il se lève. On quitte rapidement la maison. Le trajet vers le lycée est trop court à mon goût : à peine plus de 5 minutes. Je me stop devant la grille. Il se retourne.
Edward : - Ça ne va pas ?
Rosalie : - J'ai pas envie d'y aller...
Mon estomac se noue. Mon frère me prend par la main, ça me rassure un peu mais pas assez pour me détendre. Il se retourne quelque instant et m'observe puis me sourit. Je n'aime pas ce nouvel endroit, comme tous les autres d'ailleur. On va encore nous fixer, nous détailler des pieds à la tête. Je déteste ça, je me sens comme une bête de foire, un animal dans un zoo. Edward continue de marcher, fend la foule jusqu'au tableau d'affichage, peu soucieux des regards qui nous suivent. Les gens se presse face aux six affiches de papier blanc, où les noms des élèves sont répartis sous les différentes classes. Cette année ce sera terminal B pour nous deux. J'en ai marre d'être compressée au milieux de ce troupeau d'inconnus braillards. Je tire sur son bras.
Rosalie : - Ed', viens, on va s'asseoir.
On tourne un peu dans la cour avant de trouver un banc de libre.
Edward : - On est dans la même classe, s'est cool. Ça changera de l'an dernier. Je m'ennuie quand je ne peux pas bavarder avec toi.
Rosalie : - En même temps ça arrangeait les profs de ne pas nous avoir dans la même classe !
On rit tous les deux. On est interrompu par la sonnerie. 8 heures, il est temps de rejoindre notre classe. Je quitte à regret le banc et me dirige vers les autres suivie de près par mon frère qui ne me quitte pas d'une semelle. Direction la salle 306. On s'assoit l'un à côté de l'autre au fond, derrière deux dindes en train de glousser comme des folles. Je les écoute discrètement.
... : - Regarde, on est dans sa classe cette année ! On a une de ces chances !
... : - Mais non, qu'est ce que tu racontes, moi je ne le vois pas !
La plus blonde des deux se tortille dans tous les sens afin de voir chaque personne de la classe.
Brune : - Mais si, regarde, il est là deux table devant nous, la place de droite !
L'autre, la brune crie presque en lui annonçant la nouvelle. J'observe le dos de ce garçon sans nom.
Rosalie : - Tu crois que s'est qui ?
Edward hausse les épaules.
Edward : - Aucune idée, mais j'aimerais bien savoir ce que ce mec a de si spécial.
Il passe une main dans ses cheveux. La conversation reprend sur la table de devant.
Brune : - Han mais tu te rends compte, Jo, le Jo de Killerpilze dans notre classe.
Elle soupir de plaisir. Jo ? Ah oui c'est vrai, lui aussi est ici, en même temps c'est le seul lycée de la ville. Enfin, ville si on peut dire... La fille brune recommence à parler :
Brune : - Il y a des nouveaux aussi cette année, un mec et une fille.
Blonde : - Oui, j'ai vu le mec...
La brune la coupe :
Brune : - Quoi, tu l'as vus, et il est comment ?
Blonde : - Seeeeexy...
Mon frère ne peut s'empêcher de pouffer. La fille se retourne et à la vue de mon frère devient rouge pivoine. Je ris à mon tour. L'une met un coup de coude dans les côtes de l'autre.
Brune : - Ça t'apprendra à parler à tort et à travers !
Le prof nous rappelle au calme et commence l'appel. Vient ensuite la distribution des emplois du temps, et de tout un tas d'autres paprasses sans utilité aucune. Attribution des casiers, un pour deux. Pour nous ce sera le numéro 13. Pas loin de celui d'un certain Johannes qu'il partagera le sien avec son frère d'après les deux commères. Nouvelle sonnerie. 10 heures. Enfin la pause. Retour sur le même banc que plus tôt ce matin...
Rosalie : - On a quoi après ?
Mon frère la bouche pleine de gâteau :
Edward : - Aucune idée...
Rosalie : - Espèce de goret, on ne parle pas la bouche pleine.
Edward : - Che sais...
Rosalie : - Pas la peine d'en rajouter une couche, tu es déjà suffisamment ridicule comme ça.
Il avale.
Edward : - Moi ridicule ? Je te rappelle qu'il n'y a pas si longtemps on a dit de moi que j'étais sexy !
Il insiste largement sur le « e » de sexy à la manière de la fille blonde. Puis reprend :
Edward : - Alors qu'elle n'a pas dit « le nouveau est sexy et sa s½ur super canon. »
Rosalie : - Tant pis...
Edward : - Moi je m'en fous , je suis seeeeeexy !
Rosalie : - Et qu'est ce que tu veux que ça me fasse, de toute façon je suis ton double, le compliment s'applique aussi à moi.
Edward : - Tu...
... : - Salut, c'est vous les nouveaux ?
Je me tourne vers notre nouvel interlocuteur, d'où il sort celui-là encore ? Aucune discrétion. Mais c'est toujours mieux que nous épier du fond de la cour. J'ai pas le temps de répondre, mon frère s'en charge déjà :
Edward : - Oui c'est bien nous, Edward et...
Rosalie : - Rosalie.
Un sourire gros comme une banane envahit le visage du garçon qui ce tient devant nous. Ed' reprend :
Edward : - Et toi t'es qui ?
... : - Moi, c'est...
____________________________________________________________________________________________________Voilà un long, long, long chapitre (enfin je trouve) mais c'est seulement parce que c'est le premier chapitre et qu'il ne se passe rien ou presque; Je ne pense pas que les chapitres suivants soit si long !
Merci de bien vouloir laisser au moins un com's pour me dire ce que vous en penser. :)
Nana-san