Je l'interromp. Pourquoi prend-t-il encore la peine de se présenter quand le bahut tout entier connaît son nom, son âge, ses mensurations et tout un tas d'autres informations ?
Rosalie : - Et toi, t'es Fabian Halbig, plus connu sous le nom de Fabi. Je crois que t'as pas tellement besoin de te présenter !
Fabi : - C'est pas faux...
Je l'observe, maintenant, on ne peut même plus dire qu'il sourit, il rayonne littéralement. Quand je vois ça, ça me donne incroyablement envie de sourire à mon tour, même si je n'en vois pas vraiment l'utilité à ce moment précis. C'est comme si c'était une maladie contagieuse. Il se tortille dans tous les sens. Il m'intrigue.
Rosalie : - Qu'est ce que t'as ? On dirait que t'a envie de pisser...
Mon frère explose de rire, décidément il ne lui faut pas grand-chose, mais c'est vrais qu'il est très comique à voir, comme ça.
Fabi : - C'est que... En fait, j'avais pas l'intention de vous déranger... Mais c'est... Mon frère qui m'a obligé à venir vous voir pour savoir vos noms.
Il fait la moue et cesse de s'agiter. Mon frère le dévisage. Voilà donc la raison de sa venue. Au moins il nous le dit. De toute façon impossible de lui en vouloir !
Edward : - Mais qu'il est con, mais qu'il est con, on est dans sa classe. Il a même pas remarqué. C'est consternant.
Rosalie : - En plus envoyer le petit frère en mission c'est pas cool !
Fabi prend un air de martyre, digne d'un acteur dans un film, et secoue la tête de gauche à droite.
Fabi : - C'est toujours comme ça.
Rosalie : - C'est de l'esclavage !
Fabi : - Merci, enfin une fille compatissante...
Edward : - Nan, mais ne rêve pas ma s½ur ne compatit jamais, elle a juste pitié de toi !
Rosalie : - Là c'est toi que me fait pitié...
J'agite un doigt à quelques centimètres du nez d'Edward.
Rosalie : - Alors, t'avises pas de me prendre pour ton facteur personnel !
Il fait mine de faire un salut militaire.
Edward : - Chef, oui, chef ! Promis, je ne serais jamais un tyran avec toi. De toute façon, je suis incapable d'être méchant avec toi, c'est au-delà de mes forces.
Cette fois Fabi nous observe avec des yeux de cocker.
Fabi : - Pitié Rosalie échange ton frère contre le mien. Il trop chiant.
Rosalie : - Impossible...
... : - Hey !
Nouvelle intrusion d'un illustre inconnu dans la conversation. Ils se sont tous passé le mot aujourd'hui, c'est pas possible. Pas moyen de discuter tranquillement sans se faire interrompre pas un nouveau venu. C'en est agaçant ! On se tourne tous vers notre nouvel interlocuteur. Fabi le fixe.
Fabi : - Jo ?!
Edward : - Quand on parle du loup...
Jo : - Pardon vous parliez de moi, très intéressant. Allez-y je vous écoute.
Rosalie : - Non, il vaut mieux pas que tu saches ce qu'on disait sur toi c'est trop horrible.
Jo : - C'est si terrible que ça ?
Edward : - Non, on a simplement évoqué le fait que tu exploites ton frère...
Fabian prend immédiatement une petite tape derrière la tête de la part de Jo. Mon frère continue imperturbable.
Edward : - Que tu étais vraiment très con parce qu'on est dans ta classe et tu t'emmerde quand même à envoyer ton frère pour savoir qui on est, et qu'enfin Fabi aimerait vraiment t'échanger contre moi... Voilà !
Il observe Johannes d'un air triomphant.
Jo : - Contre toi ? Mais, pourquoi ? Je suis si nul que ça comme grand frère ?
Fabi : - Pire !
Jo : - Pire ?!
Fabi : - Horrible, vraiment.
Jo : - Vraiment ? Á ce point ?
Fabi : - Un Monstre.
Jo : - Je suis un monstre...
Edward et moi rions de concert, ces deux la sont incroyables. Mais une nouvelle sonnerie nous interromps déjà. Le temps est passé incroyablement vite en leurs présences.
Jo : - Allez la populasse, en cours tout le monde !
Edward : - Je veux bien, mais on va en quoi ?
Jo : - Pour ma part, je vais en français, mais je doute que vous ayez pris cette option de langue...
Edward : - Justement si...
Je fais la grimace. Sa promet d'être mortellement ennuyeux. Je maudis déjà notre père de nous avoir pris cette option à la con.
Jo : - Pourquoi tu fais cette tête ? ça ne te plais pas ?
Rosalie : - Non, c'est pas ça, c'est juste que ça ne nous sert strictement à rien...
Jo : - Pourquoi ?
Edward : - On parle déjà parfaitement français.
Jo : - Ah vous avez une de ces chances ! Il va falloir que je bosse sérieusement si je veux un jours réussir à dire autre chose que « Booooooonjooooooours ! Je m'appelle Joooo. » aux fans françaises.
Rosalie : - En effet il y a du boulot, et pas qu'un peu.
Jo : - Nan, sans rire ?
Rosalie : - Sans rire !
On entre tous les trois dans la classe en riant. L'heure passe lentement et les suivantes aussi. Puis, la sonnerie libératrice de fin de journée se décide enfin à retentir. Ed' saute sur ses pieds et se dirige à grands pas vers la porte.
Edward : - Enfin, sauvés pas le gongue ! J'ai cru mourir !
Je lui ébouriffe les cheveux.
Rosalie : - Chut pas si fort !
Trop tard on sort sous le regard désapprobateur du prof. On gagne rapidement la grille. Plus vite je sors d'ici mieux je me porte, la journée à été longue, très longue. Comme si le temps avait ralenti pour me faire sentir chaque seconde, chaque regard curieux braqué sur moi, chaque chuchotis à notre propos. Jo nous interpelle et me sort de mes pensées.
Jo : - Heu ça vous dit de nous rejoindre au skate parc tout à l'heure ?
Rosalie : - Nous, qui nous ?
Jo : - Fab' et moi.
Edward : - Avec grand plaisir, je suis complètement rouillé, ça me ferait du bien de m'y remettre !
Jo se tourne vers moi.
Jo : - Et toi ?
Rosalie : - Oui avec plaisir.
Jo : - Ok ! Á dans 5 minutes alors !
Rosalie : - Hé mais attend c'est où le skate parc la ?
Jo : Á l'entrée principale de la ville à côté du terrain de foot.
Je grommelle.
Rosalie : - Mais c'est super loin de chez nous. On habite à l'opposé.
Mon frère lève les yeux au ciel.
Edward : - Alala, tu prendras le BMX pour aller plus vite si tu veux...
Il se tourne à nouveau vers Jo.
Edward : - Le temps que je prenne ma planche et on arrive, ok ?
Jo : - Super ! Par contre il y aura des potes à nous, ça vous dérange peut-être ?
Je consulte Edward du regard.
Rosalie : - Pas de problème !
Jo : - Á tout de suite alors.
En une bonne demi heure, on arrive au lieu du rendez-vous, mais personne à l'horizon.
Rosalie : - J'y crois pas, ils ne sont même pas là.
Edward : - Sympathique !
Rosalie : - Mais imagine, ils nous on peut être pausé un lapin et comme ils n'ont aucun moyen de nous joindre...
Edward : - Mais ne flippe pas comme ça enfin ! De toute façon j'ai pas besoin d'eux pour faire quelques figures.
Soudain j'entends un bruit de course derrière nous. Même pas le temps de nous retourner que Fabi nous saute dessus en hurlant comme un dingue :
Fabi : - Mes siamois !
Rosalie & Edward : - Mes siamois ?
Rosalie : - Pardon ?!
Edward : - Mais c'est quoi ce nom ?
Fabi : - Vous êtres toujours ensemble comme des siamois, ce surnom vous colle à la peau.
Edward : - Pas mal, j'avoue...
Rosalie : - Je m'excuse de couper vos grandes réflexions sur notre nouveau surnom, mais où sont les « autres » qui devaient venir ?
Jo : - Aucune idée mais ils ne devraient pas tarder.
____________________________________________________________________________________________________Voilà le 2ème chapitre fini. J'ai un peu changé la présentation en ajoutant les noms des personnages qui parlent dans tous les dialogues, parce que dès le moment où il y a plus de 3 personnes qui parlent en même temps, je trouvais que ça devenait compliqué pour savoir qui dit quoi ! Il ne se passe pas encore grand chose, mais ça viendra. :)
Merci de bien vouloir laisser au moins un com's pour me dire ce que vous en penser. :)
PS : tu t'es plantée Hachi, ce n'est pas Jo qui débarque mais Fabi ^^ ! Nan
a-
san